>C’était une Folle Journée pour moi ce 10 janvier 2015

C’était une Folle Journée pour moi ce 10 janvier 2015

2019-03-04T15:39:43+02:0012/02/2019|

Levé à 3h45, une heure de sommeil à tout casser. À 4h45, direction la Cité des Congrès où 600 personnes se réveillent gentiment après une nuit d’attente pour attendre leurs précieux sésames : des billets pour la Folle Journée.

Le piano du Bé2M m’attend, l’entreprise Desevedavy l’avait déménagé un jour avant. Mon partenaire violoncelliste, Vasile Comsa, est impatient de saisir son archet. La directrice de la Folle Journée, Michèle Guil- lossou, nous accueille et nous présente chaleureusement au public qui nous regarde curieusement entre deux bâillements. Nous jouons des variations pour violoncelle et piano de Beethoven sur un thème de Judas Maccabeus. Mes mains sont froides, j’ai tenté de les réchauffer aux toilettes mais il y coule seulement de l’eau froide… Mon cerveau à cette heure matinale a du mal à sortir de la position veille. L’archet de Vasile est prêt à bondir, moi, je vais tenter de mettre mes mains en pilotage automatique ! Bon, le pilotage automatique a quelques peu ratées. La musique s’exprime pourtant dans ce temple de la musique qu’est la Folle Journée. Des applaudissements éclatent, ils ont l’air d’être réveillés cette fois-ci ! Nous jouons une romance de Rachmaninov en bis.

Je rejoins ensuite mon lit pour m’octroyer quelques heures de sommeil supplémentaires. L’après-midi est consacrée à la préparation des données pour la clôture mensuelle comptable. Lorsque je me suis reconverti dans la restauration, je pensais tourner le dos aux tâches administratives et financières qui faisaient mon quotidien d’avant. Eh bien non, les contraintes ne vous laissent pas filer comme cela !

Baptiste, Yoann, Nicolas et Maxime s’activent au resto depuis le milieu d’après-midi. Nous recevons ce soir 120 personnes en cocktail. Depuis l’inauguration, il n’y avait jamais eu autant de monde au Bé2M. Trois buffets sont disposés, des centaines de verres sont placés, prêts à être remplis. Et là, nous ne sommes pas déçus, les niveaux des verres descendent presque aussi vite qu’ils remontent quand nous refaisons le plein ! Les convives, tels des papillons de nuit, gravitent autour du bar, le DJ lâche les décibels, un magicien passe parmi les convives en faisantdes tours, Baptiste enchaine cocktail sur cocktail, Yoann offre victuailles aux convives un plateau à la main, quant à moi je sers verres d’Anjou et de Bergerac toute la soirée. Ça y est, mes mains sont bien chaudes !

Il est déjà 1h30 du matin, nous avons du mal à déloger quelques der-niers piliers de bar. Ma Folle Journée s’éteint doucement.
Mathieu