>L’édito du taulier
L’édito du taulier2019-04-05T12:20:10+02:00

La préparation de l’ouverture du Bé2M (3) – De l’utilité d’un avocat.

Souvenez-vous (cf. la préparation de l’ouverture (2)), les travaux, fin 2013 en vue de l’ouverture du Bé2M, étaient au point mort et les relations avec mon architecte se tendaient. L’heure des décisions sonnait. Une partie ardue commençait : gérer la relation contractuelle avec l’architecte. Je trouvais une avocate formidable pour me soutenir. Mon but était de trouver un arrangement à l’amiable aussi rapidement que possible. La proposition initiale était que l’architecte travaille avec le maître d’oeuvre puisque seul ce dernier se montrait capable d’organiser les travaux. Proposition vite balayée d’un revers de main de l’architecte. Ensuite, nous proposâmes un avenant au contrat d’architecte mettant fin à la mission après la phase de conception et avant la conduite des travaux. Cet avenant fut âprement négocié et l’architecte s’engagea oralement à me remettre l’avenant signé le lendemain. C’était quelques jours avant Noël. Le lendemain, rien. Je reçus deux jours après un mail revendicatif indiquant qu’il partait en vacances pour 15 jours (sic), qu’il ne signerait rien avant son retour et qu’il n’était pas question de me permettre de passer de bonnes vacances en accédant à ma demande de signature.

A partir de ce moment-là, la communication ne se passa plus qu’entre avocats interposés. Mon avocat et moi nous attachâmes à une fastidieuse constitution de preuves de défaillance de l’autre partie. J’avançais sur des oeufs avec le maître d’oeuvre, il fallait ouvrir dès que possible, ma trésorerie ne pouvait plus attendre. Un jour, nous aperçûmes l’architecte caché au loin dans la rue en train d’observer le restaurant. Étrange. Un huissier dépêché par l’architecte se présenta juste après pour constater que des artisans effectuaient des travaux dans le local.

Dans cette situation ubuesque, nos avocats heureusement arrivèrent à travailler ensemble pour trouver un accord dans l’intérêt des parties au bout de quelques semaines encore. J’appris par mon avocat que le dialogue entre l’architecte et son avocat était également difficile mais sa patience finit par porter ses fruits. La menace d’un procès s’écartait, ce qui me permit de continuer les travaux avec le maître d’oeuvre.

Il fallait maintenant ouvrir au plus vite.