>L’édito du taulier
L’édito du taulier2019-05-16T15:51:01+02:00

salle de restaurant du Bé2M à Nantes

La préparation de l’ouverture (5) – L’ouverture imminente du Bé2M !

Les deux jours de fin des travaux ont été particulièrement impressionnants. Le Bé2M s’est mis à ressembler à ce qu’il est aujourd’hui les deux derniers jours. Avant, les travaux de gros oeuvre et les étapes préparatoires avaient été réalisés sans que l’on puisse vraiment imaginer le résultat final. Là, en deux jours, les peintures ont été faites, le parquet dégagé, le pare-vue en bois, la vague de bouteilles, le bar et la façade installés. La bibliothèque faite par un artiste local à partir des premières caisses de vin reçus trouva sa place. Enfin, le piano à queue fit son entrée majestueuse. Wouah ! Ça y était, là, on pouvait se projeter !

C’était le moment aussi où le restaurant se remplissait de marchandises. Mes gentils copains et père et moi avions passé une journée à aménager la cave à vins en charriant des tonnes de graviers, en montant les étagères et en installant les quelques milliers de bouteilles qui attendaient leur heure de gloire. Et la cuisine réceptionnait les marchandises de tous horizons suite à la prospection que j’avais faite dans toute la France. Du jambon provenait de chez Eric Ospital  dans le pays basque, d’autres charcuteries et le canard de chez Conquet dans l’Averyon. Le boeuf provenait de Poinot à Nantes, le poisson du marché au gros (MIN) de Nantes. Les légumes étaient fournis par des maraichers vendéens, le fromage venait de Rungis, le  café du torréfacteur parisien Coutume, etc. C’était un grand ballet au Bé2M d’artisans, de livreurs, de fournisseurs, de copains, de famille. Une partie de ce joli monde s’est prêté au dîner test la veille de l’ouverture afin de régler les derniers détails.  Le service était concluant. Le RSI était aussi de la fête, il réclamait déjà un chèque de 1316€ à régler 8 jours après l’ouverture.

Je pris aussi mon bâton de pèlerin pour rendre visite aux commerçants du quartier et notamment aux restaurateurs. A quelques exceptions près, je fus bien accueilli, certains comme Nicolas Bourget de la Raffinerie m’offrant le café en discutant bon train. Nicolas Guiet de l’UNI me fit spontanément la proposition de dessiner l’aménagement de ma cuisine.

Le mardi 29 janvier, jour J, nous ouvrîmes au public. Premier véritable service, premières sensations pour accueillir la petite vingtaine de clients. J’accouchais enfin de mon rêve. L’excitation était au rendez-vous, l’expérience ne faisait que commencer. Dans mon précédent métier de responsable financier, je gérais beaucoup de chiffres, là, c’étaient les hommes qui allaient peupler mon quotidien.