>Ma reconversion (6) – Un bar à vins à Nantes, d’accord, mais à quel emplacement ?

Ma reconversion (6) – Un bar à vins à Nantes, d’accord, mais à quel emplacement ?

2019-03-12T16:36:06+01:0011/03/2019|

En cet été 2011, j’arrive dans la région nantaise en vue d’établir mon bar à vin. Je cherche d’abord un appartement, une gageure quand on est entrepreneur et que l’on n’a pas de fiches de paye. Appartement finalement miraculeusement trouvé, j’alterne entre stages ou CDD de commis de salle et de cuisine et recherche d’un local pour établir mon bar à vin.

A cette fin, je sillonne Nantes de long en large. Mes partenaires dans cette phase (avocat, expert comptable, agents immobiliers, CCI) me mettent au parfum de la géographie de la ville et des ses frontières. Je tâte le pouls des quartiers potentiels : Graslin, Bouffay, Decré, Château, Champ de Mars. Je visite les agences immobilières, je mets un peu de temps avant d’obtenir des visites, ma « jeunesse » suscite quelques soupçons. Beaucoup d’agents immobiliers qui me font visiter les locaux les vantent comme le lieu idéal pour ma future activité. Ils ne cherchent pas vraiment à appréhender du reste celle-ci, le but est plutôt de vendre leurs produits en portefeuille. Il s’agit alors d’habiller au mieux la mariée…

Quelques mois après le début de ma recherche, je m’intéresse de très près à un local situé à 2 pas de la place Graslin. Comme d’habitude, mon interlocuteur souligne qu’il y a plusieurs acheteurs sur le coup. Et il sous-entend aussi que si l’affaire ne marche pas bien aujourd’hui, c’est plus pour une question d’incompétence du gérant que pour une question de qualité d’emplacement. Comme d’habitude aussi… Ceci étant, l’emplacement, là, est plutôt bon. Je me suis résolu à ne pas chercher un emplacement exceptionnel, ces emplacements-là ne se trouvent pas sur le marché, ils se transmettent uniquement dans certains cercles.

Il y a bien sûr quelques loups dans ce local. J’apprends en fouinant qu’un arrêt de bus pourrait être installé juste devant, compromettant la possibilité d’installer une terrasse. Puis, comme souvent, le local ne répond pas aux normes, notamment en ce qui concerne l’extraction des fumées de cuisson. Je suis séduit par l’endroit pourtant, j’entre en négociation. Là, c’est un sketch, en face de moi : l’avocat, représentant l’autre partie, prend ses habits de méchant, essaie de m’impressionner, fait pression, lance des ultimatums. Je finis par écouter les objections de certains banquiers quant à cette affaire. Leur analyse froide des choses permet bien souvent d’éviter de tomber dans des pièges.

Quelques semaines après, on me présente un autre local, cette fois-ci,rue Fouré…

Mathieu.