>Un réveillon au Bé2M

Un réveillon au Bé2M

2019-02-12T15:05:41+00:0012/02/2019|

Il faisait beau pour le réveillon du 31 décembre. Nous étions plein depuis une semaine, ce qui nous donnait une certaine sérénité…

C’était notre premier réveillon au Bé2M, une soirée bien spéciale où les attentes de nos convives étaient forcément grandes. Notre sérénité en prenait un petit coup, nous ne devions pas décevoir ! A partir de 19h, je sentais Baptiste monter en pression.

Moi, je buvais des coups au bar avec mon copain Théo du ZigoBar, ce qui n’aidait pas Baptiste à redescendre en pression ! A 19h30, nos deux premiers «réveillonnaires» arrivent. Ils prennent le temps, déambulent dans le restaurant et l’épicerie, admirent mes cartes de Bourgogne.

Ils ont raison de prendre leur temps parce qu’il va falloir tenir jusqu’à minuit !

Et c’est le grand bal, nos quarante convives arrivent régulièrement. Je lâche Théo à ses amis, j’accueille, je place, je propose les apéritifs. Baptiste suit, explique le menu, répond aux questions, rassure nos ouailles quant au déroulement de la soirée. Nous imaginons la cuisine s’activer au fur et à mesure que les premiers bons tombent.

Le chef Nicolas et son apprenti fraichement arrivé au Bé2M, Maxime, commencent à préparer les amuse-bouches et les premières entrées.

La cuisine a bien raison de s’activer, avant d’arriver aux desserts en mignardises, il va falloir turbiner ! Pendant ce temps, moi, je sers des coupes de Champagne, j’en ai jamais servi autant pendant un service. Après tout, un 31 décembre, le Champagne est une boisson parfaitement de saison ! Beaucoup de clients ou d’amis me plaignaient quand je leur disais que j’étais ouvert et donc que je travaillais pour le Réveillon. Eh bien, ils avaient tort. C’est le pied de travailler ce soir-là. Le sourire éclaire le visage de nos convives, un lien plus fort que d’habitude a le temps de s’instaurer. La dernière table arrive à 22h. Ouf, on a récupéré tout le monde, ou presque, nous nous sommes quand même fait planter par 2 personnes qui n’ont pas daigné nous prévenir qu’ils ne viendraient pas. Quand on a refusé plus de 100 personnes, ça fait râler… J’hésite à les appeler, je préfère finalement me concentrer sur les gens présents plutôt que sur ceux absents. Les bouchons de Champagne sautent, les bouchons de Bourgogne valsent, les assiettes défilent, les compliments nous touchent.

A minuit, le chef sort de sa tanière, il souhaite la bonne année à tout le monde, embrasse tout le monde. Moi, même pas cap ! En revanche,j e suis cap de jouer une valse de Chopin sur mon beau piano qui me fait toujours autant rêver depuis 20 ans. Un instant, le temps de cette soirée s’arrête pour plonger dans celui de la musique, les applaudissements fusent. Les cotillons sont lancés, Baptiste s’improvise en animateur hors pair pour faire jouer tout le monde au jeu de la bourriche. Nous jouons les prolongations ce soir-là. D’habitude, à minuit, les tables au restaurant sont vidées, là, la soirée s’étire, la fatigue gagne les troupes du Bé2M, les sourires restent. J’ouvre une dernière bouteille de Champagne, celle-ci, elle est pour nous, l’équipe du Bé2M. Nous aussi avons le droit à des bulles !